
Sarcophage mérovingien (photo 1, octobre 2008).

Rue Judaïque, à l’angle de la rue du Palais-Galien (photo 2, octobre 2008).
Sur la pierre centrale se déchiffrent les inscriptions : « rue Judaïque » ; en dessous : « Saint-Seurin » ; sous l’attache du store du café Le Riche : « rance », seul vestige lisible du nom « Délivrance » qui était celui de la rue à l’époque révolutionnaire.

Rue judaïque, côté pair (photo 3, octobre 2008).
Fin du XVIIIe siècle. L’architecture est analogue à celle de la place Gambetta : grandes arcades avec rez-de-chaussée et entresol ; premier étage - l’étage « noble » - avec appartements à hautes fenêtres. Remarquez les visages sculptés en mascarons et la qualité des ferronneries.

Rue judaïque, côté pair (photo 4, octobre 2008).
Extrême fin du XVIIIe siècle. Le début de la rue a fait l’objet d’une opération immobilière tout à fait à la fin du XVIIIe siècle. Le terrain a été divisé en parcelles identiques : au rez-de-chaussée, arcade pour commerce et porte d’accès aux étages ; deux étages à l’origine avec deux fenêtres à chaque niveau. Un beau balcon de fer forgé sur consoles de pierres court sur l’ensemble de la façade au premier étage. Des grilles séparent chaque appartement afin de dissuader les intrus.

62 rue Judaïque. Angle de la rue Fernand-Marin (photo 5, octobre 2008).
Maison bourgeoise de la seconde moitié du XIXe siècle.

84-86-88 rue Judaïque (photo 6, octobre 2008).
Seconde moitié du XIXe siècle. Maisons bourgeoises ayant fait l’objet d’une opération immobilière. Elles sont en pierre à deux étages avec cave et jardin à l’arrière. Tout en gardant un schéma analogue avec balcon central au dessus de la porte d’entrée et fenêtres moulurées, elles sont plus ou moins luxueuses : numéro 84, la plus simple avec pierres lisses en façade ; numéro 86, pierres en bossages au rez-de-chaussée ; numéro 88, très riche ornementation sculptée sur toute la façade. Gageons qu’il s’agit de la demeure du propriétaire !

102 à 106 rue Judaïque (photo 7, octobre 2008).
Fin XIXe siècle ou début XXe siècle. Trois modestes « échoppes », nom bordelais donné à ces maisons basses jadis habitées par des ouvriers ou de petits artisans. Elles sont construites en pierre, avec cave et toit de tuiles. Au numéro 102, échoppe simple avec un couloir latéral et une pièce sur rue ; au numéro 104, échoppe double avec couloir central et pièces situées de part et d’autre ; numéro 106, petite échoppe double. Toutes ces maisons donnent à l’arrière sur une cour ou un jardin situés en contrebas.

Entrée de la piscine Judaïque (photo 8, octobre 2008).
Milieu du XVIIIe siècle. Remarquable ensemble sportif, construit en béton de 1932 à 1934 par l’architecte parisien Louis Madeline ; la piscine a conservé une partie de son décor. Elle est inscrite aux Monuments historiques. Réhabilitée et complétée de nouveaux bassins en 1999. La façade sur la rue n’appartient pas au XXe siècle mais au XVIIIe siècle ; elle a été remontée en 1865 et formait à l’origine le portique de l’école d’équitation, au Jardin public. Ce portique de pierre a été construit sur des dessins de Gabriel avec des sculptures de Francin. Il a été récemment restauré.

En venant de la place Dutertre (photo 9, octobre 2008).
De la place Dutertre à la barrière Judaïque. La rue qui s’était abaissée recommence à monter. À gauche, la caserne de gendarmerie ; à droite, les murs du cimetière protestant. Au loin, les platanes qui bordent la rue jusqu’à la barrière Judaïque et les premiers immeubles hauts.

222 rue Judaïque (photo 10, octobre 2008).
1905. Ce n’est ni Barcelone ni l’architecte Gaudi mais Bordeaux, Benazet entrepreneur et Bertrand sculpteur. Un exemple peu connu d’Art nouveau dans la capitale girondine.

260 rue Judaïque (photo 11, octobre 2008).
Années 1930. Maison bordelaise traditionnelle en pierre, à un étage avec cave et jardin à l’arrière. L’originalité tient au sobre décor de style Arts déco.

Près de la barrière Judaïque, côté impair (photo 12, octobre 2008).
Années 1970-1980. À proximité de la barrière, au hasard des terrains disponibles, des promoteurs ont édifié des immeubles en béton de plusieurs étages. Au rez-de-chaussée, commerces (ici, agence bancaire) et entrée des parkings ; au premier, bureaux. Dans les étages, petits appartements dotés du confort moderne. Ascenseur. Ce type d’immeuble est habité par des propriétaires ou des locataires.
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